En session

Les mots ne suffisent pas toujours à expliquer comment fonctionne le conseil intuitif. Ce qui suit, ce sont des cas réels, anonymisés, retranscrits au plus près de ce qui s'est passé en session.

Pour que vous puissiez vous projeter, reconnaître vos propres questions, et arriver en session avec ce que vous voulez vraiment explorer.

Cas 1

Choix stratégique de sous-traitants

Un dirigeant de TPE doit attribuer un contrat. Quatre prestataires en lice. Il me demande : "Avec qui je dois travailler ?" en me donnant deux critères : mission menée à bien, relation fluide. Il a listé les quatre options de son côté, sans me les montrer.

Voici ce que j'ai perçu, mot pour mot.

Option 1. Grande structure. Ils couvriront les besoins, mais via une offre standard. Relation plus froide, plus complexe. Option 2. Sensation d'amateurisme. Risque de dérapages dans les livrables. Beaucoup d'excuses. J'entends comme un accent italien. Option 3. Chiffrage au plus près du besoin. Proximité. Un vrai allié dans l'équipe. Peut demander plus de préparation, mais résultat personnalisé. Risque : une discussion sur les coûts en cours de route. Option 4. Vous avez hésité à mettre celui-là, non ? Ça ne vaut pas la peine d'être considéré.

Le client a confirmé : grande boîte avec offre packagée pour le premier, avis partagés et entreprise italienne pour le second, prestataire déjà connu et de confiance pour le troisième, correct pour le quatrième.

Il savait déjà. Mais le budget était important, et la peur de se tromper bien présente. La session lui a donné la clarté et la permission de suivre ce qu'il savait déjà, avec confiance.

Vous avez reconnu une de vos questions ?

C'est souvent le signe que vous êtes prêt·e.

Cas 2

Analyse à l'aveugle de la stratégie de communication

Ce cas inclut une perception non sollicitée, hors des options listées par la cliente. Je la retranscris telle quelle.

Une entrepreneuse est venue me voir avec cette volonté d'évaluer et d'améliorer sa communication. Présente sur Instagram, Facebook et Youtube, elle entretenait également une newsletter. Cette stratégie était épuisante et pas forcément payante.

La question : "Quelle(s) plateforme(s) sont nécessaires pour le développement de mon CA ?" Elle avait listé et numéroté les plateformes sur sa feuille.

1) Je vois comme un grand flux qui passe comme dans une fenêtre vers du vide. Il n'y a personne en face.

2) Je vois une vitrine remplie d'éléments, c'est important. Cela ne déclenche pas forcément des ventes mais c'est un pilier nécessaire pour la confiance. Cette plateforme doit être comme l'introduction, la surface qui renvoie vers le fond, ailleurs.

3) On sent tout de suite plus votre énergie, ça donne envie de vous écouter. Il y a à la fois une expertise et une légitimité qui se dégagent. C'est là que les ventes vont le plus se déclencher.

4) C'est chronophage et pesant. Ça marche uniquement si ça vient du cœur. Quitte à espacer les communications, faites-le. Les gens suivront parce que ce sera authentique. Si vous voulez plus de régularité, vous allez tomber dans un exercice qui vous pèse et vous dessert.

Vous ne l'avez pas mis dans les options mais il m'apparaît clairement qu'il est venu le temps pour vous d'être vue, en vrai, sur scène. Concentrez-vous à multiplier les apparitions, les prises de parole en vrai. C'est une nouvelle phase qui s'ouvre pour vous.

La cliente en avait très envie. C'était même un rêve pour elle mais relégué aux "un jour peut-être, lorsque je serais plus ceci ou cela".

Vous avez reconnu une de vos questions ?

C'est souvent le signe que vous êtes prêt·e.

Cas 3

Analyse du plafond de verre à 250k/an de CA

En début de session, avant même que le client formule sa question, j'ai fait un tour d'horizon à l'aveugle. Sans connaître son entreprise ni sa problématique.

"Ce qui ressort fortement : on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Vous ne voulez pas recruter... mais sans ça, pas de développement."

Je lui ai apporté des solutions concrètes pour formuler et transmettre ses attentes. Je l'ai aussi aidé à prendre conscience de son propre fonctionnement cognitif, pour qu'il arrive à traduire ce qu'il avait en tête en cahier des charges lisible pour un futur salarié.

Quand il a posé sa question sur le plafond de verre, la réponse était déjà là. Il travaillait seul et ne savait pas encore comment manager une équipe. Ce plafond n'avait rien de financier, rien de lié au produit ou aux process. Il était humain.

Une lettre mensuelle. Un cas réel. Une réflexion.

Pour les décideurs qui veulent garder un œil ce que l'intuition fait là où l'analyse s'arrête.

Autres situations

Le conseil intuitif s'applique à beaucoup plus de situations qu'on ne l'imagine au départ. Voici quelques questions que j'ai traitées en session.

"Dois-je lancer cette nouvelle offre maintenant ou attendre ?"

"Ce partenariat est-il viable sur la durée ou risqué ?"

"Y a-t-il des ressources sur ou sous-utilisées dans mon entreprise ?"

"Mon offre actuelle parle-t-elle vraiment à ma cible ?"

"Quel est le ton éditorial ou le canal le plus efficace pour me distinguer ?"

"Le prix de mon offre est-il aligné sur sa valeur réelle ?"

"Quel est le profil exact à recruter en priorité pour débloquer la situation ?"

"Ce partenaire est-il fiable sur la durée ?"

"Je veux valider ou confronter mon idée."

"Quel est le frein psychologique ou structurel qui m'empêche de passer au niveau supérieur ?"